Samedi soir,
Envie d'aller nul part, impossible de dormir.
En regardant la télé, je fais sans cesse le vide, je crois que je suis presque ivre.
En fermant les yeux, j’essaye de ne pas penser à toi, mais il est juste trop tard. Je ne me rappelle plus comment faire pour empêcher les larmes de couler.
Heureusement que personne est là pour les voir et n’en dira rien.
Il est minuit, nos souvenirs ont refait surface.
Rien de spécial, juste quelques souvenirs…
Tu m’as laissé la liberté, je t’en remercie, il est minuit, il est dimanche, personne ne pourra jamais te remplacer.
Ça doit être ça le goût du regret, ça me colle par tout où je vais.
Demain, je me réveillerais avec le sourire pour ne rien gâcher, mais je ne pourrais pas t'oublié.
Sommes nous à l’aube d’une révolution des modes alimentaires ?
Chaque crise apporte sa petite contribution dans les comportements humains et celle-ci semble nous imposer en outre de faire attention à tous niveaux de l’équilibre budgétaire, de nouveaux modes alimentaires. Comme un retour vers le passé, elle semble nous tirée par le bout avec une force phénoménale vers le home-made.
Durant les dernières décennies, cuisiné était devenu un phénomène de société, comme une marque de modernité (surtout dans le milieu masculin), indice de raffinement, ou encore accessoire de séduction, comme un parfum de bon père de famille. La recherche du produit qui a du goût était un luxe dans le monde du ready-made (prêt à consommer). Et la chasse de l’épice rare n’en était qu’une illustration poussée à son paroxysme.
Mais il n’en est plus rien aujourd’hui. Certes, certains milieux se permettent de mener ce même train de vie, mais pour la plupart d’entre nous, cuisiné est soudainement devenue le moyen le plus économique de se nourrir. Une petite salade, une viande et un yaourt en dessert, peut très bien se conclure avec une somme inférieure à 5 euros, alors qu’un plat surgelé ou un grec acheté chez le marocain du coin revient à 4,5 euros voir plus.
Le plat cuisiné prend certes un peu de temps de préparation, mais il semble que ce n’est pas ce qui nous manque le plus lorsqu’on est au chômage partiel ou en travail partagé depuis 2, 3 mois. Cuisiner un plat, en outre de faire des économies, nous apprends bien d’avantage sur ce que nous mangeons. Confectionner son repas est un travail manuel qui assurera un entraînement nouveau pour nombreux d’entre nous et permet en plus une certaine réflexion, chose bien utile en temps de crise.
Saisissons donc l’occasion pour redécouvrir le plaisir de cuisiner avec sa bien aimée dans la cuisine, prenons nos responsabilités alimentaires et cessons de nourrir nos proches de produit remplis de mauvaises graisses. Ne soyons pas passifs et il est certain que cette positive attitude d’entreprendre sera au tout bénéfique, lorsque le printemps reviendra.
Puisque la solitude de chacun n’est aucunement visible de l’extérieur, faut-il alors crier au secours ou continuer de ne rien dire lorsque l’on se sent tellement seule qu’on
aimerait s’allonger dans l’océan et simplement ne jamais se relever? Telle est la question.
On se règle pour survivre. Lever à telle heure, départ à une autre, le travail nous impose des horaires et entre tout cela, il y a des fragments de temps dont il faut remplir. Dans le meilleur des cas, on écoute de la musique ou pratiquons la lecture pour se détendre afin de faire meilleur abstraction du monde dans lequel on se situe.
Mais si jamais, par fatigue, on en vient à s’arrêter quelques bref instants ou pas malheur, on est bousculé par quelques événements que ce soit et que l’on regarde le monde qui
nous entour. C’est immédiatement la panique. D’un côté, que ce soit le bruit, les gens, la chaleur, l’odeur ou de l’autre, le silence, le froid, le néant. Tous nous consumes, nous épuise. Tous
nous tuent.
Alors on fuit et l’on fait attention à ne plus jamais sortir du rythme habituel. On établis des procédures standard pour se protéger des risques d’égarement, qui au fur et à
mesure deviennent des rituels et sans s’en rendre compte se transforme en superstition.
Cette pratique a l’avantage de rendre la personne mieux préparée face aux évènements habituels de la vie quotidienne, mais a tout l’inconvénient de ne pas être naturelle et par
conséquent présente régulièrement des failles. Les rechutes n’en sont que plus violentes et nous plonge chaque fois dans une solitude encore plus profonde.
Que faire alors pour y remédier ?
Rien, tant que la personne ne s’ouvre aux autres. Comment forcer alors une personne à s’ouvrir ? Il n’y a aucun moyen. On a tous tellement de secret et de mensonge que ce que
l’on connaît de la personne ne dépasse rarement l’apparence. Autrement dit, le degré de compréhension de l’autre n’est finalement jamais loin du degré zéro dans ces cas-là.
Pour quoi existons nous alors ?
La sagesse juive nous enseigne qu’il faut vivre pour soi, car si l’on ne vis pas pour soi, qui d’autres vivrai pour nous ? (au sens, dans notre intérêt) Mais si l’on ne
vie que pour soi, pourquoi est ce que l’on vis ?
À cette question, Shakespeare répond par, « to be or not to be »? C’est
sans doute ici qu’il faut creuser, car chacun aura sa réponse et c’est alors le courage qu’il lui faudra dès lors pour vivre.
Enfin, Sartre répondait « pour exister ».
Je crois que dès lors, le tour est joué, n’est ce pas ?
De retour à Assas.
Le service militaire terminé, j’ai retrouvé ma liberté. Un an de perdu sur le court terme, mais un an de gagner sans doute sur le plan personnel. Je n’ai rien appris de particulier à l’armée, mais on m’a mis à l’épreuve. Endurer, souffrir, fermer sa gueule, repousser la limite de ma patience. Et finalement être fier de ce qu’on est par ce qu’on fait et ce qu’on ne fait pas.
Quel résultat ? pas si mal sans doute, puisque j’ai vu tout ce que je n’aimais pas, j’ai essayé de vivre sans rien, sans aucun besoin et j’ai enfin eu envie de posséder des choses à moi. (Je reviendrais sans doute dans les textes ultérieurs sur cette année de service militaire).
Aujourd’hui, je suis de retour en France, face à moi-même. Debout devant la fac, il y a un espace hostile, froid, avec des faux culs comme c’est pas possible, un endroit où l’on peut aller et venir sans croisé un seul regard, ni ouvrir une seule fois la bouche de tout une journée.
Normale ? non, mais à Paris 2, oui, c’est ça Assas. Heureusement qu’il y a le savoir qui est transmis. Alors on s’imagine être dans un temple du savoir, que l’on est dans la continuité d’une certaine tradition, pour se sentir comme membre de quelque chose de prestigieux.
On se forge ainsi par soit même, sans aide, ni soutient. On apprend à devenir imperturbable, à se prendre en charge, à se faire insulter, humilier. C’est là, l’essence même de la méthode Assas. Car celui qui réussit à garder sa combativité, à voir son but et avancer n’en ressortira que plus fort alors que les autres, aucune pitié ne leurs seront accordées.
Bonne méthode ? chacun sa réponse.
Chers amis,
Je suis enfin de retour, après mes 3 premières semaines d’entraînement intensif. J’ai été affecté au 2ème régiment du 3ème bataillon de la 906. Mon camp d’entraînement se situe
dans le sud du pays, un endroit où il n’y a rien dans les environs si ce n’est des champs interminables de canne à sucre, il n’y a donc absolument aucun endroit fuir, au cas où quelqu’un ne
supporterait plus la formation.
Il fait très chaud ici, on approche régulièrement des 40°C et il fait généralement 33 dès 6 heures du matin. On se lève à 4h ou 5h selon les jours et c’est alors le début de
tout une série d’exercice. Il faut se laver le visage, se brosser les dents, se changer dans le noir en 10 minutes, suivi du rassemblement en tenue complète (casque, veste pantalon, ceinture S,
gourde, masque toxique, chaussure, fusil d’asseau 65K2, couteau…etc). Puis on part courir nos premiers 3000m. à l’issue du jogging du matin, on doit écouter les généraux durant 30 minutes, parler
de leurs rêves d’hier soir et autres conneries. Bref, au retour au bataillon, pas de douche, on part petit déjeuner pour 15 minutes (trajet + temps du petit déjeuner inclus), j’ai de ce fait
souvent l’impression de se faire nourrir comme un porc, mais bon, ce n’est pas le plus dur. Une fois le petit déjeuner fini, il faut nettoyer les lieux, remplir les gourdes, faire la vaisselle…
et à nouveau se rassembler pour aller au premier cours de la journée.
On a en général 10 cours d’une heure dans une journée, tire de fusil d’asseau 65K2, un dérivé du M16, lancer de grenade, combat à arme blanche, combat rapprocher, démontage et
entretient de fusil chronométré, positions de combat, combat de nuit, déplacements militaires, stratégie de combat urbain, simulation de combat urbain, les 500m avec obstacles…etc. Bref, autant
d’exercice les uns plus fatigant que les autres. Mais bon, comme je me suis bien préparé, ça va plutôt bien pour moi, je m’en sort généralement assez bien.
On m’appel ici, le français ou le parisien. Ça me fait drôle de porter ce surnom, mais du coup ça me différencie aussi des autres, ce qui me permet d’être une sorte de
personnalité dans le bataillon. Ça a des bon côté, par exemple les officiers viennent me parler et me traite un peu mieux que les autres, mais ça a aussi de mauvais côté, par exemple des cons qui
vienne me demander dix milles fois les mêmes questions, du genre, est ce que les françaises sont bonnes ? Bref, l’ambiance ici est assez conne, les gens sont sympas, mais l’armée, quel truc de
con. Il faut tout le temps écouter les supérieurs, ils donnent des milliers d’ordres que tu n’as pas le temps d’accomplir pour finalement dire que non, annuler. Les séquences du genre « Sir, Yes
Sir », j’en est plus que raz le bol et j’en passe pour tous les chants militaires qu’on doit apprendre. J’essaie donc de rester lucide malgré le milieu, j’écris beaucoup à l’intérieur et je me
trouve toujours du temps pour lire au moins quelques pages lorsque les journées sont lourdes et que les supérieurs me gonfle. Bref j’ai presque fini un petit journal de 192 pages en 3 semaines et
2 livres, ce qui paraît énorme pour mes confrères qui ne lisent pas et qui n’écrivent pas.
Concernant l’affectation finale, d’une manière surprenante, mes prévisions ne se réaliseront pas, le droit ainsi que les langues étrangères ne sont pas des spécialités qui sont
utiles à l’armée. Je ne partirais donc probablement pas pour le ministère de la défense ou autres bureaux et j’ai été en plus classé dans la catégorie de « Common A » dans les fichiers des choix
futurs. J’imagine qu’il faut que j’explique ce qu’est le « Common A », en fait ce sont ceux qui n’ont soit pas fait d’étude, ceux qui n’ont pas fait le lycée ou ceux qui ne savent pas lire et
écrire. Imaginer donc ma déception !!! Je saurais mon affectation finale dans les 10 prochains jours, mais en attendant je dois vous laisser, car c’est aujourd’hui la fête de la lune à Taiwan et
je dois donc retourner près de mes parents pour fêter un peu cela.
Vous me manquer tous beaucoup, j’espère que le groupe va bien, que ceux qui passent les rattrapages l’auront tous, que ceux qui sont parties au japon aient aimés leurs voyages
et que ceux qui partent dans d’autres villes trouves de nouveau repère rapidement.
nico-neko
Cher amis, ça y est, je suis affecté à l’armée de terre à l’issu du tirage au sort de la semaine dernière. Je rentre ainsi à l’armée le 4 Septembre et part pour le sud de l’île m’entraîner pour un mois. À vrai dire je suis un peu déçu du résultat de ce tirage, car j’aurais aimer être affecter au force de la marine (force de débarquement), mais bon, j’ai à la suite du tirage au sort effectué quelques recherches. Recherches qui m’ont permis de savoir que finalement l’armée de terre pourra aussi bien me convenir, puisqu’il y a également possibilité d’entrer dans le corps des forces spéciales, devenir parachutiste, apprendre à conduire des chars, manipuler des grenades, explosives…etc et bien d’autre fonction.
Je m’en réjouis donc d’avance d’entrer à l’armée après de si longue attente, même si je ne cesse de me dire qu’il faut arrêter d’être aussi optimiste et qu’il se trouve probablement que l’armée ne sera pas de mon goût avec toutes ces règles stupides et sa rigueur parfois non justifiable. Bref, il me reste quelques jours pour partir dans les montagnes me reposer un peu, avant de commencer l’entraînement de fer, dans le régiment du sud, qui apparemment est l’un des plus dure de l’île.
Je suis désolé de ne pas donner beaucoup de nouvelle ces derniers temps, mais je vais bien, j’ai beaucoup bronzé et j’ai aussi déjà pris pas mal de muscle afin de m’imposer dès mon arriver et pour ne pas me laisser marché sur les pieds à la première occasion. Je vous écrirais une dernière fois avant de rentrer le 4 septembre, puis il faudra attendre quelques semaines, avant que je redonne de mes nouvelles, car il n’est pas permis de communiquer avec l’extérieur durant le premier mois d’entraînement. Donc à très bientôt et je vous embrasse tous très fort.
nico-neko.
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